Dino Grifo

Dino Grifo porte plus d’un chapeau dans la vie. Ingénieur diplômé de l’École de technologie supérieure, il est à la fois entrepreneur, professeur, philanthrope, et papa de trois enfants. Chaque jour se suit, mais ne se ressemble jamais!

Issu d’une famille typiquement italienne, Dino Grifo a commencé sa carrière tôt en travaillant d’abord dans l’entreprise familiale de textile, avant de se lancer dans divers projets immobiliers et d’entrepreneuriats. En 2007, il fait un grand saut en lançant l’Institut de technologie de Montréal (ITM) qui est un centre de recherche appliquée en génie santé sécurité et en transfert technologique. Cette Institut sort toutefois de l’ordinaire. Elle est non seulement à but non lucratif, mais tous ses projets, qui visent à mettre aux normes les équipements techniques notamment dans le réseau scolaire, sont faits à moindre coût.

« J’ai démarré l’Institut quand j’ai réalisé la somme exorbitante que ça allait coûter de mettre aux normes les équipements qui servent à enseigner la mécanique au cégep. Je me suis demandé comment faire des économies d’échelle sur l’ensemble du réseau parce que c’est nous qui payons en fin de compte », raconte-t-il avec le grand sourire. « Avec les contrats que nous obtenons, j’ai voulu par le fait même faire une pierre deux coups en sensibilisant mes clients sur les nouveaux règlements en santé et sécurité au travail en lançant un vaste site internet pour les informer », ajoute-t-il.

Cette entreprise pour le moins audacieuse n’a pas été de tout repos à mettre sur pied. En cours de route, Dino Grifo a frappé plusieurs obstacles, été questionné par l’Ordre des ingénieurs, mais il a toujours été convaincu de sa mission. « Disons que c’est encore rare une entreprise d’ingénierie à caractère social, mais je crois qu’il faudra suivre davantage cette voie dans l’avenir », lance-t-il. « Comme entrepreneur, on doit se demander comment nous pouvons aider et faire une différence dans notre société. Mes parents m’ont élevé à penser aux autres et du plus lointain que je me souviens, j’ai toujours cherché à améliorer le sort des gens autour de moi. »

C’est pourquoi en 2009, il décide d’aller de l’avant avec un autre de ces projets inédit en créant le centre de pérénatalité L’Autre Maison à Longueuil. Ce centre de santé nouveau genre, qui regroupe près d’une vingtaine de médecins, accompagne les jeunes familles qui ont des enfants âgés de 0 à 5 ans. « C’est un lieu où les mamans et leurs enfants peuvent recevoir des services plus humanisés et où les médecins passent plus de temps avec leurs patients », explique M. Grifo qui n’est pas peu fier malgré le fait que son centre innovateur dérange le ministère de la Santé.

À travers ces deux projets d’envergure, cet entrepreneur social trouve le temps d’enseigner au moins un cours d’ingénierie au cégep du Vieux-Montréal et d’être impliqué au sein du Réseau des donateurs pour la paix qu’il a confondé avec Brian Bronfman et Marcia Wetherup.

« Je suis plus dans les coulisses de l’organisation, mais je suis l’homme qui apporte souvent le savoir technique pour mener les projets comme celui de la Maison de la paix qui devrait voir le jour prochainement », reconnaît-il.

En 2009 et 2011, M. Grifo a d’ailleurs été celui qui a organisé les visites du Dalaï-Lama à Montréal. « Cet homme m’inspire beaucoup dans mon engagement pour la paix que je vois comme un tout. Il faut s’inspirer à tous les niveaux pour vivre en harmonie et c’est pour cette raison que je mène des projets complètement différents », souligne-t-il. « Le centre de pérénalité L’Autre Maison touche à la petite enfance, avec les donateurs pour la paix, nous nous préoccupons de l’enfance et de l’adolescence avec nos formations contre la violence et l’intimidation, l’Institut technologique informe les jeunes adultes sur la santé et sécurité, la Maison de la paix donnera des outils aux adultes et un j’espère mener un projet pour les personnes âgées. La boucle sera alors bouclée. »